Daido Moriyama

Publié le par Jos Tontlinger

Ma découverte, ce début janvier 2013 à la Tate Modern à Londres, des travaux du photographe japonais Daido Moriyama (né en 1938) fut un véritable choc sans doute très positif et salutaire. Voici ce qu’il dit lui-même de sa recherche : « Mon approche est très simple : il n’y a pas d’artisteries. Je photographie en toute liberté. Pour moi, la photographie ne concerne pas une tentative de création d’une œuvre d’art en deux dimensions, mais en réalisant photo après photo je m’approche de la vérité et de la réalité à la très fine intersection entre la nature fragmentée du monde et mon propre sens du temps. » 

 

Et en effet, c’est cette puissante sensation de liberté qui s’est imposée pour moi en premier lieu. Entre l’extrême pictorialisme objectal et la pure conceptualisation strictement symbolique et métaphorique, Moriyama semble avoir réussi la combinaison complétante des deux via une assise souvent très crue à la limite du supportable dans le quotient le plus banal, ordinaire et surtout citadin, et simultanément dans des effets de lecture de ces images qui transpercent violemment nos couches psychiques protectrices superficielles pour se loger au plus profond de nos pulsions, de notre irraisonné. Moriyama se dit lui même non-dupe du travail de son inconscient et n’a sans doute pas d’autre motivation dans sa production photographique quasi compulsionnelle dressant ainsi irrémédiablement une cartographie de l’être au monde dans ses limites temporelles mais génératrices de mouvement. La totale liberté de Moriyama réussit là où bien trop de retenue enferme grand nombre de confrères dans des cases stéréotypées de genre et au-delà de ce qui est irréductiblement échappant à toute âme non japonaise, cette liberté fondamentale est néanmoins un encouragement à se poser des questions essentielles sur soi-même et la manière de les élaborer à travers la photographie.

 

L’image ci-dessous a été prise le jour même de la découverte de l’exposition consacrée à Moriyama et me vaut comme une résonance, une vascilliation dont l’impact – ou son contraire – ne m’appartient plus consciemment. Et c’est qui est souhaitable à tout un chacun.

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l'Eclat

Publié le par Jos Tontlinger

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Présent.

Publié le par Jos Tontlinger

A la fin du passé, le présent sera éternel

Présent

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